Commentaire de Maria Zakharova, porte-parole du Ministère des affaires étrangères de la Fédération de Russie, au sujet de nouvelles sanctions américaines contre la Russie - Nouvelles de l'Ambassade
Commentaire de Maria Zakharova, porte-parole du Ministère des affaires étrangères de la Fédération de Russie, au sujet de nouvelles sanctions américaines contre la Russie
L'administration américaine a entrepris une démarche hostile contre la Russie, annonçant, en duo avec l'Union Européenne, de nouvelles sanctions pour «punir Moscou».
Empêtrée dans ses propres problèmes internes, la Maison Blanche tente une fois de plus de cultiver l'image d'un ennemi extérieur. Nous avons commenté à plusieurs reprises cette politique américaine, qui est dénuée de logique et de sens et qui ne mène qu’à une dégradation des relations bilatérales, déjà réduites par Washington au point de gel complet.
L'absurdité triomphe lorsqu'une provocation délibérée – le prétendu « empoisonnement» d'Alexeï Navalny par des «substances toxiques de guerre» – est annoncée comme prétexte pour de nouvelles sanctions. Tout cela n’est qu’un prétexte pour continuer d’ingérer ouvertement dans nos affaires intérieures. On ne peut pas le tolérer. Nous réagirons sur la base du principe de réciprocité, mais pas forcément de façon symétrique.
Il est probable que l'administration américaine n'est pas consciente que le temps a changé et que des tentatives de dictat dans les réalités géopolitiques actuelles sont contre-productives pour ceux qui ne peuvent pas y renoncer. Plutôt que de s'engager dans un nouveau cycle de confrontation, les États-Unis devraient veiller à s'acquitter honnêtement de leurs propres obligations. Par exemple détruire leurs armes chimiques, alors que la Russie n'en dispose pas depuis 2017.
Il est probablement difficile pour nos collègues des États-Unis de vivre avec leur illusion d’être une nation exceptionnelle et d'accepter l’état réel des choses. L’idée d’imposer quelque chose à la Russie par des sanctions ou pressions d’autre genre ont échoué dans le passé et le feront aujourd'hui. Si les États-Unis ne sont pas prêts à dialoguer sur pied d’égalité et sur une base raisonnable, c'est leur choix. Indépendamment de «la passion des États-Unis pour les sanctions», nous continuerons à défendre avec détermination nos intérêts nationaux et donner une riposte à toute agression. Nous demandons à nos collègues de ne pas jouer avec le feu.
Washington, qui est violateur systématique des traités et des accords internationaux en matière de contrôle des armements et de non-prolifération, par définition n'a aucun droit moral de «donner des leçons» aux autres.
